Mécanismes de résistance aux thérapies ciblées

Composition de l'équipe

Directeur de Recherche INSERM

Dr Gilles PAGÈS

Chargé de recherche

Dr Renaud GRÉPIN
Dr Vincent PICCO

Chercheur Post-Doctorant

Dr Sandy GIULIANO
Dr Maeva DUFIES

Ingénieur

M. Jérôme DURIVAULT

Technicien

Mme Marina PAGNUZZI
Mme Valérie VIAL

Doctorant

Mme Aurore DUMOND

Activités

Grâce aux progrès de la génomique et de l’accumulation des connaissances, des thérapies ciblant spécifiquement la mutation ou l’altération génétique responsable du développement de certains cancers ont été mis au point au cours des années 2000. Cette stratégie stipulait que des cancers avec une mutation donnée étaient tous les mêmes. Or l’efficacité variable de ces traitements suggère que cette vision de la maladie est inexacte. La deuxième stratégie élaborée durant les années 2000 visait à inhiber la vascularisation tumorale.
Ce processus, nommé néo-angiogenèse permet l’apport d’oxygène et de nutriments aux cellules tumorales et donc leur croissance incontrôlée. Ainsi, la destruction des vaisseaux tumoraux devait asphyxier et affamer les cellules tumorales et donc entrainer leur mort. Enfin, les progrès importants de l’instrumentation médicale a permis de développer des appareils de radiothérapie de dernière génération ciblant précisément les tumeurs tout en épargnant les tissus sains. Enfin, la dernière « révolution » thérapeutique consiste à réactiver le système immunitaire inhibé par les cellules tumorales.
Ces avancées ont permis de guérir des patients et malgré le nombre croissant de diagnostic de cancers la mortalité associée n’a pas augmenté. Le taux de guérison est passé de 20-30 % il y a vingt ans à 40-50% actuellement.
Malgré ces résultats très encourageants, certains cancers sont toujours incurables. Curieusement, un traitement peut être efficace pour un patient, alors qu’un autre malade y sera totalement réfractaire.
Nos stratégies visent à comprendre les mécanismes associés aux résistances aux traitements dans les cancers du sein, du rein et du cerveau notamment chez les enfants. Notre but est d’identifier les spécificités d’un cancer mais aussi de déterminer des dénominateurs communs d’évolution péjorative. Cette stratégie permettrait le développement de thérapies ubiquistes.
Ces différents projets font appel à des appareils permettant de suivre le développement tumoral chez l’animal vivant, de tester l’efficacité de traitements sur cellules tumorales, de mimer un environnement hypoxique caractéristique des tumeurs et d’évaluer la modulation de l’expression de gènes en fonction du traitement. Enfin, nous avons développé une plateforme génétique permettant d’inactiver des gènes d’intérêts dans des cellules tumorales (CRISPR/Cas9).
Tous nos projets nécessitent une collaboration étroite avec les services de chirurgie, de pathologie et de statistiques de plusieurs hôpitaux notamment du Centre Hospitalier Princesse Grace (CHPG, CHU Nice, CAL, Curie).

Publications