Hypoxie tumorale et métabolisme

Composition de l'équipe

Directeur de Recherche CNRS

Dr Jacques POUYSSEGUR

Chercheur Post-Doctorant

Dr Milica VUCETIC
Dr Scott PARKS

Ingénieur

M. Jérôme DURIVAULT

Technicien

Mme Valérie VIAL

Doctorant

Mme Boutaina DAHER

Activités

L’équipe étudie le stress hypoxique et nutritionnel au sein des tumeurs à croissance rapide. Ces cellules tumorales, souvent peu vascularisées, sont capables d’exploiter la physiologie cellulaire en « milieux extrêmes » pour survivre et se développer dans un environnement tumoral acide, fortement dénutri en glucose, acides amines et oxygène. Ces conditions « limites » sélectionnent l’émergence de variants métastatiques, multi-résistants et agressifs (métabolisme bioénergétique altéré, macroautophagie et micropinocytose exacerbées). 

Les symporters H+/Lactate et le transporteur d’acides aminés (LAT1)
Parmi les régulateurs de pH intracellulaires et activateurs de la glycolyse nous poursuivons l’analyse des transporteurs H+/Lactate ou Monocarboxylates (MCTs) exportant l’acide lactique. Un effort particulier est porté sur 2 transporteurs induits par HIF et hautement exprimés dans les tumeurs à croissance explosive : MCT4 et LAT1.

Régulateurs de pHi, bio-energétique et cancers 
L’exploration des régulateurs de pHi incluant les anhydrases carboniques, les échangeurs Na+/H+ et transporteurs de bicarbonate sera poursuivie dans le contexte du microenvironnement tumoral et le maintien du statut énergétique.

Validation préclinique de nouvelles approches anticancer ciblant le métabolisme 
Le concept de « catastrophe métabolique » discuté dans notre revue « Nature Reviews Cancer (2013) 13, 611-623 sera développé à partir de xénogreffes de patients transplantées sur souris nude pour les cancers du sein « triple-négatifs » et les glioblastomes.

Ainsi, l’équipe développe une recherche à la fois fondamentale et appliquée pour un transfert rapide des données fondamentales à la clinique. Les objectifs généraux sont de comprendre les échecs de certains composés, de découvrir des marqueurs prédictifs de réponse aux traitements et de nouveaux marqueurs pronostics pouvant s’avérer être également de nouvelles cibles thérapeutiques.

Le but de cette approche est de sélectionner les patients pouvant grandement bénéficier des traitements actuels. Ces projets se feront en collaboration avec les cliniciens du centre Antoine Lacassagne de Nice et avec les services d’anatomo-pathologie du CHPG et du CHU de Nice.
En plus de l’aspect curatif, notre travail permettrait à termes une approche thérapeutique personnalisée pour une rationalisation des dépenses de santé.

Publications