Biothérapies Appliquées aux Handicaps Neuromusculaires (LIA BAHN)

Composition de l'équipe

Directeur de Recherche CNRS

Dr Luis GARCIA

Ingénieur

Mme Cécile GASTALDI

Activités

Créé le 14 novembre 2013, le Laboratoire International Associé “Biothérapies Appliquées aux Handicaps Neuromusculaires” regroupe des chercheurs appartenant au Centre Scientifique de Monaco et à l’Université de Versailles. Sous la direction de Luis GARCIA (Directeur de recherche CNRS, Directeur de l’unité mixte de recherche U1179 Inserm-UVSQ), le laboratoire développe des programmes de recherche dédiés à la conception et au développement de nouvelles approches thérapeutiques fondées sur des méthodes de transfert de gènes et/ou de modulation de l’épissage des ARN messagers. Ces approches sont destinées à traiter des maladies génétiques, en particulier celles affectant le système neuromusculaire.
Le LIA BAHN s’inscrit pleinement dans la dynamique de mise en place d’un nouvel axe de recherche en biologie médicale en principauté de Monaco selon les volontés de S.A.S. le Prince Albert II. Il bénéficie également du soutien de l’Association Monégasque contre les Myopathies et de son Président Mr. Luc Pettavino qui a grandement contribué à l’établissement du LIA BAHN afin d’implanter une activité de recherche innovante sur les maladies neuromusculaires en Principauté de Monaco.
 
Les objectifs du LIA BAHN sont :
  • La consolidation d’une recherche translationnelle pour des maladies génétiques dont les besoins thérapeutiques ne sont pas encore satisfaits ;
  • La création de synergies de coopérations pluridisciplinaires entre le CSM et l’UVSQ ;
  • La mise en place de collaborations sur le site du CSM visant à développer des projets d’interfaces associant les équipes de biologie médicale et de biologie marine.
Nos programmes de recherche concernent le développement de nouvelles stratégies de thérapie génique et d’épissothérapie pour les maladies neuromusculaires ; des maladies d’origine génétique définies par un défaut de commande du muscle ou par une destruction du tissu musculaire. La plus emblématique d’entre elles, la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD), est causée par des mutations qui affectent le gène codant pour la dystrophine, une protéine indispensable au bon fonctionnement des cellules musculaires. Cette myopathie particulièrement sévère et très invalidante ne bénéficie encore d’aucun traitement satisfaisant. Les progrès récents dans le domaine des biotechnologies ont récemment ouvert la perspective de nouvelles thérapies spécifiques de “chirurgie de l’ARN” ou d’édition génomique permettant de restaurer la production d’une dystrophine fonctionnelle.

Tricyclo-DNA, une nouvelle génération d’analogues nucléotidiques synthétiques pour les approches de modulation d’épissage de la dystrophine : Nous développons de concert avec les sociétés Synthena (Berne – Suisse) et SQY THX (Versailles – France), deux sociétés à l’initiative de familles DMD et de l’Association Monégasque contre les Myopathies, une nouvelle classe d’oligonucléotides antisens synthétiques, les tricyclo-DNA, pour la réparation de la dystrophine par saut d’exon. Nos travaux ont montré que les tricyclo-DNA sont distribués efficacement à l’ensemble de la musculature squelettique après administration intraveineuse. L’équipe a mis en évidence une restauration de la dystrophine chez des souris modèles de DMD, traitées avec ces tcDNA, ainsi qu’une amélioration significative des fonctions musculaires, respiratoires, cardiaques et cognitives. L’ensemble de ces résultats démontre le potentiel thérapeutique de cette classe de molécules et des composés destinés à de futures évaluations cliniques chez les patients DMD sont en cours de développement.

Nouvelle plateforme de production de vecteurs de gène : Les vecteurs viraux de type AAV présentent un fort potentiel pour le transfert de gènes dans le système neuromusculaire. Dans ce domaine, notre équipe s’attache au développement de ces technologies, en particulier à de nouvelles méthodes de production pour ces vecteurs, compatibles avec des montées en échelle à des fins d’industrialisation.
L’ensemble de ces recherches s’appuient sur les plateformes technologiques de l’UFR des Sciences de la Santé Simone Veil de l’UVSQ et celles installées au sein du CSM, ainsi que sur de fortes collaborations internationales initiées à l’occasion des « Tables Rondes de Monaco » organisées par l’Association Monégasque contre les Myopathies.